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Steinbrunn-le-Bas est une commune française de l'aire urbaine de Mulhouse située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés Steinbrunnois et Steinbrunnoises.

Lieux et monuments:

  • Église Saint-Léger ;

  • Chapelle Sainte-Apolline ;

  • Manoir ;

  • Divers calvaires ;

  • Maisons alsaciennes ;

  • Ancienne maisons dans un site protégé ;

  • Ruines de château à côté du manoir.

Niedersteinbrunn, Steinbrunn-le-Bas,

nos châteaux de plaine et notre manoir

Avant le traité de Westphalie en 1648, qui a fait de l’Alsace, pour la première fois de son histoire, une terre française, Steinbrunn-le-Bas était un village de l’Autriche antérieure dépendant indirectement des Habsbourg. Les changements fréquents de langue au gré des vicissitudes de notre histoire régionale expliquent que les inscriptions sur nos monuments peuvent être aussi bien de la langue de Goethe que de celle de Molière.

Le premier château-fort

Situé, sans doute, en bordure du village de Steinbrunn-le-Haut et construit par la famille des von Steinbrunen, fut probablement détruit en 1356 par le tremblement de terre réduisant en cendres et en ruines la ville de Bâle et plus de soixante châteaux des environs. Il n’a jamais été reconstruit.

Le second château-fort

Au début du 16e Siècle, la famille des Truchsess von Wolhusen souhaite s’installer à Steinbrunn-le-Bas qui faisait partie de leur fief. Peu avant sa mort en 1526 ou début 1527, Hans Truchsess von Wolhusen, seigneur du village, démarre la construction d’un nouveau château. Des difficultés financières de la famille ralentissent le chantier. Il sera endommagé durant la Guerre de Trente ans, ce que relate un inventaire de 1649. Récupéré par les Reinach, il sera abandonné puis démantelé au début du 18ᵉ siècle. De récentes fouilles ont mis à jour les fondations du château qui était entouré d’un fossé en herbe sur 3 faces. Au nord, devant l’entrée, un canal dérivé du Dorfbach alimentait un bassin. Composé de 4 tours dont 2, au nord-ouest et au sud-est, ont été ajoutés au cours du 16ᵉ Siècle. Ce château était accompagné, au nord-est d’un second bâtiment à l’usage inconnu, lui-même flanqué d’une tour. Une fontaine, endommagée pendant la Guerre de Trente ans, se trouvait dans la basse-cour, dans l’enceinte du château.

Le manoir

Après la mort du dernier mâle de la lignée des Truchsess von Wolhusen, Franz Ludwig de son nom, en 1694, le fief, incluant le château, est revendiqué par les Reinach qui l’obtiennent. Sa veuve, Maria Franziska von Andlau-Homburg, obtenant juridiquement gain de cause en affirmant que la moitié du fossé en eau leur revient, fera construire l’actuel manoir. Cet évènement sera rapporté sur le fronton sculpté de la porte, qui fait partie, depuis 1992, de la liste des monuments historiques du Haut-Rhin.

La chapelle Sainte-Apolline

La chapelle a été érigée en 1753, en souvenir du massacre de 650 paysans, de Blotzheim et de ses environs, durant la Guerre de Trente ans perpétré par les Suédois. Il a eu lieu le 9 février 1633, jour de la sainte Apolline, une martyre chrétienne du 3e Siècle qui est connue pour soigner et soulager les maux de dents et d’estomac. À côté se trouve la fontaine dite de Saint Colomban ou Colmarsbrunnen qui alimente, d’une eau limpide et toujours fraîche, le Taufsteinbrunnen laissant supposé que l’endroit a servie de lieu de baptême dès le début de la christianisation du Sundgau. La découverte de monnaie romaines, de fragments de poteries et d’armes attestent d’une présence gallo-romaine. La chapelle est située sur le site du village disparu de Klein Colmar ou Kolmen mentionné dans des textes. Ce nom est peut-être, dérivé de "Columbansbrunnen", la fontaine de Colomban ou déformé à partir de "Colmarsbrunnen". Une croix de cimetière portant les monogrammes du Christ a été ajouté à côté en 1787. La chapelle reste un lieu de pèlerinage et encore récemment les fidèles s’y rassemblaient le 15 août fêtant l’assomption de la vierge Marie conjuguée à une fête des moissons. Sortie d’une végétation envahissante et rénové en 1986 par une équipe de bénévoles, elle est aujourd’hui facilement accessible sur un parcours fléché par le club vosgien. Un panneau, en français et en allemand, relate l’histoire du lieu et celui du massacre.

Le chemin des croix, le « Kuttelrausgraben », la fosse aux tripes

Le 9 février 1633, des centaines de paysans, réfugiés à Blotzheim et ayant tenu tête aux Suédois furent, la plupart, massacrés sur place. D’autres furent emmenés à la chapelle Sainte-Apolline entre Steinbrunn-le-Bas et Landser. Ce fait tragique est à l’origine de l’histoire du « Kuttelrausgraben », la fosse aux tripes. Un chemin de croix, tombé au fil du temps en désuétude, commémorait cet évènement. Il reliait l’église de Landser aux églises Saint-Léger et Saint-Laurent à une époque ou Steinbrunn-le-Bas était divisé en deux paroisses, chacune d’un côté du Dorfbach. La croix de pierre, détruite par la foudre et fut remplacé par un ouvrage en marbre monté sur le socle d’origine. Érigé en 1898 et consacré dans la foulée, ce calvaire est le seul vestige de l’ancien chemin de croix du Kritzlawag. Les restes des croix en bois, formant, une à une, les 7 stations de la passion du Christ ont été enterrés à cet endroit.

Nos Églises, Saint-Laurent et Saint-Léger

Steinbrunn-le-Bas comprenait autrefois deux paroisses, délimitées par un ruisseau. L’une était dédiée à saint Léger, l’autre à saint Laurent. À partir de 1545, les paroisses sont réunies mais les deux sanctuaires subsistent. Le presbytère, à l’angle de la rue des Seigneurs et le la rue de Mulhouse, est alors construit. L’autre sera utilisé comme maison d’habitation puis transformé en mairie, remplaçant une pièce de l’école devenue trop exigu.

La décoration intérieure a été réalisée par un peintre originaire de Mulhouse, Carlo Limido, en 1939.

En 1756, l’état de délabrement de l’église Saint-Laurent, du côté sud du Dorfbach, ne permet plus, pour des raisons de sécurité, la tenue du culte. Elle est abandonnée. De l’autre côté, Saint-Léger est reconstruite en 1773.

Sur la face opposé à l’entrée latérale se trouve, dans une niche, une pietà de 1520 mais dont le Christ est un peu plus tardif. Des 2 cotés du chœur trônent deux statues, l’une de saint Blaise portant deux cierges croisés sur sa poitrine, l’autre représentant saint Nicolas, et qui était auparavant dans la chapelle Sainte-Apolline. La chaire, les autels et les fonts baptismaux forment un bel ensemble de style baroque.

Dans une fresque du plafond, Limido a représenté la Résurrection et, sur le tableau du chœur, le Christ avec saint Laurent et saint Léger. Les habitants de Steinbrunn ont servi de modèles au peintre qui les a figurés devant l'église du village. Le Christ en croix, de belle facture, au-dessus de la porte de la sacristie date de 1630.

La décoration intérieure réalisée en 1939 par le peintre Carlo Limido, originaire de Mulhouse, est couronnée par une splendide fresque au plafond représentant la résurrection du Christ.

Réalisé par David Schirmer, Avril 2021.